Keanu Reeves
On ne frappe pas un chiot

| En bref |
Oui, oui, je sais... Allez, je vous avouerai bien que ce ne sont pas ses talents d'acteur qui lui valent sa place ici. Ce n'est pas seulement sa plastique, notez bien - quoique, ça ait joué...
Non, ce qui lui vaut l'insigne honneur - euh... - d'être dans ce tableau de chasse, c'est plutôt son statut d'OJNI (Objet Jouant Non Identifié) du cinéma. Et d'alien tout court au sein de l'humanité. Toujours un peu... Décalé.
Cette image tient sans doute autant d'un mythe entretenu par les journalistes que d'une "bizarrerie" plutôt habituelle parmi les gens du spectacle. (C'est moi qui ait écrit ce poncif? Houlà faut que je me surveille...). N'empêche. Ce gars-là me fait rire, et croyez-moi ce n'est pas si fréquent que je désire m'en passer sous prétexte que son jeu ne vaut pas celui d'autres de ses confrères - et d'ailleurs, qui suis-je pour en juger?
Bon, j'avoue, il m'a fallu une demi-heure quand j'ai vu "Speed" pour arrêter de me gondoler tellement j'avais du mal à le voir en "action movie star" et membre d'élite du L.A. SWAT. Mais c'est surtout de ma faute. Avec la vision a priori que j'ai de lui, il lui en faudrait du boulot pour que je le voie en sauveur de l'humanité...
Mais je m'égare.
Donc, ce que j'apprécie chez lui - en tant qu'acteur, j'entends, outre le fait que de toute évidence son génotype fait tilter mon cerveau reptilien - , c'est qu'on ne sait jamais à quoi s'attendre dans ses choix de carrière.
Il s'est fait connaître aux USA dans un film à tendance "ado fun", "Bill and Ted's adventure" et sa suite. En France on l'a découvert nettement plus tard, dans deux films d'action misant sur son physique avenant, "Point Break" et "Speed".
En sandwich au milieu, il a endossé le costume d'époque du naïf chevalier Danceny dans "Les Liaisons Dangereuses", le blouson du prostitué-par-révolte inspiré du prince Hal (cf. "Henry IV" de Shakespeare) dans "My Own Private Idaho" de Gus Van Sant, le pagne de Siddhartâ dans "Little Buddha" de Bernardo Bertolucci, et re-un costume d'époque pour jouer le méchant de "Much Ado About Nothing" de et avec Kenneth Brannagh (toujours de ce bon vieux Will).
Ah oui, parce que j'oubliais de vous dire, c'est un fan de Shakespeare. Si. Encore un. C'est pas très original, je sais, mais ça aurait pu être pire. D'ailleurs il a même tenté une incursion au théâtre pour jouer Hamlet. Et moi j'irais bien lui déclamer le monologue du balcon de "Roméo et Juliette" pour rire, mais je crains un peu de me recevoir un coup d'Uzi...
Ajoutez à ça dans le désordre deux comédies un peu décalées ("Tante Julia et le scribouillard" et "I love you to death"), un film indépendant assez noir ("Feeling Minnesota"), un mélo à grand spectacle ("Walking in the Clouds") et le refus de "Speed 2" (que les dieux bénissent cet homme pour avoir eu la bonne idée de dire non), et vous aurez une petite idée de ce qui motive ma perplexité.
J'aurais pensé qu'il ne ferait plus de S.F. après les fours de "Johnny Mnemonic" et de "Chain Reaction", et ben si : il est reviendu en grande forme (qui a dit "de quoi?"…) dans "Matrix", le carton du printemps aux USA, ZE film de S.F. à voir cette année avant la sortie du 1er épisode de vous-savez-quoi.
Même que devant le succès rencontré, il a aussi déjà signé pour deux suites.
Ce type est dingue. Vraiment.
Mais si je devais ne retenir qu'une raison de l'apprécier, ce serait peut-être celle-là : il a beau faire partie d'un groupe de rock, Dogstar, il n'y chante pas, il se contente de jouer de la guitare. Bel exemple de lucidité, non? (je plaisante...)
| Pour en savoir plus... |
Et pour des renseignements mis à jour plus souvent, allez donc consulter
sa fiche sur l'Internet Movie Database :
Keanu Reeves (IMDB)
| Point Fort | Point Faible |
| imprévisible, capable du meilleur... | ...comme du pire dans ses choix et ses performances |
| Some steps to... |
(ou comment relier ces personnes par une toile de liens divers pour retenir qui est qui)
Keanu Reeves...
... a donné la réplique à Cameron Diaz dans "Feeling Minnesota".
Il partageait la vedette dans "Speed" avec Sandra Bullock, qui
jouait dans "The Thing Called Love" avec Samantha Mathis. Il a
aussi tourné dans "Beaucoup de bruit pour rien" d'après
Shakespeare, de et avec Kenneth Brannagh, comme le fera ensuite
Kate Winslet dans "Hamlet". Et affrontait un "Dracula" joué par Gary Oldman, qui avait déjà tué les parents de Natalie Portman
dans "Leon".